Nouvel horizon

L'accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins Pierre Desproges

jeudi 1 janvier 2009

Venez vite croquer la pomme avec nous

En 2009, Oxanne et Jori démenagent ici...

mardi 23 décembre 2008

Joyeuses fêtes à tous

Passez tous de très bonnes fêtes de fin d'année,
rendez-vous en 2009 pour d'autres aventures,
du suspense, des rires, des pleurs, des coups de foudres, de la passion...

et de l'amour bien sûr

dimanche 21 décembre 2008

Bouffée de plaisir

3H15 dans ce TGV qui nous sépare de Paris. Deux sacs de voyage, un au contenu sérieux : vêtements, dossiers de travail, ballerines, cravate. L’autre moins sérieux : sous-vêtements, 120 pages d’Esparbec, escarpins, cravache. Nous sommes assis confortablement sur nos fauteuils rouges, côte à côte. Il n’y a pas grand monde dans ce wagon. De l’autre côté de l’allée centrale, juste une femme la trentaine, plutôt jolie et bien faite, affairée sur son mini pc Sony.
Il fait bon. Je retire ma veste dévoilant ainsi un généreux décolleté mis en valeur par un joli pendentif scintillant attirant le regard. Jori n’a rien perdu du paysage (intérieur bien sur) et je le vois arborer ce petit sourire satisfait dont je ne me lasse jamais. Ses yeux parcourent mon corps, de mes talons hauts bleus nuit, remontant mes jambes, encore et encore, passant sur cette jupe raisonnablement courte mais qui laisse suggérer que cette fermeture éclair une fois baissée, le bout de tissu sera déraisonnablement sur mes chevilles. Je le vois fixer ma poitrine, lever un sourcil à la vue de mes deux bouts qui se dressent en relief, sourire à ma bouche et dévorer mes yeux. Je suis satisfaite à souhait.
Je sens la pulpe de ses doigts effleurer mon épaule, je ferme les yeux parcourue d’un puissant frisson, serais-je prise à mon propre piège?

Une chaleur s’insinue doucement en moi au fur et à mesure que sa main longe par un effleurement le long de mon bras. Je manque de peu d’ouvrir mes cuisses par instinct, emportée par l’euphorie du désir. Je me reprends, nous ne sommes pas seuls, d’ailleurs notre voisine ferme d’un clic son pc et se retourne sur nous. Je lui fais un sourire de courtoisie, elle me le rend chargé d’amusement mêlé de séduction d’un regard dépassant le temps correct autorisé. Surprise, je rougis instantanément. Jori à qui rien n’échappe prend un infini plaisir à me voir moi pour une fois dans l’embarras. Elle prend sa sacoche et se lève. De longues jambes habillées d’un jeans, rehaussées d’une paire de talon hauts s’éloignent avec un petit déhanché succulent.
Je me retourne sur mon homme, il sait que je brûle d’envies de sexe, de peau, de lèvres. Je le prends à pleine bouche, le plaque contre ma poitrine, j’ai besoin qu’il me serre. Ma main empoigne à travers le lin son sexe gonflé de mes désirs d’elle. Nous n’avons même pas senti le train s’arrêter. Je guide sa main sous ma jupe, entre mes jambes, ses doigts glissent sur ma chatte trempée. Je frémis, je suis Le plaisir, je ne suis que ça, mon corps n’existe plus. Il s’enfonce au plus profond, me fouille, je lutte, je veux que dure cette non existence, mais…Une vague déferle en moi, chaque parcelle de mon être crie son bonheur, me ramène à la vie, moi Oxanne mordant l’épaule de Jori pour étouffer les cris.
Le train repart, dehors sur le quai, une femme nous regarde d’un air satisfait et amusé.

mercredi 17 décembre 2008

c'est quand qu'on repart ?

Il n'y a rien de meilleur que ces trop rares weekend en amoureux. Je suis un peu obligé de flouer ton regard, sinon on va etre harcelé, déjà que c'est pas facile de te prendre en photo quand tu me regardes comme ça.

Ah, puis n'oublie pas de preparer psychologiquement grand mère pour sa prochaine garde.

lundi 15 décembre 2008

L'ombre de moi même

Je croyais tenir un blog éroticomique et je suis en train de le transformer en mélodramatique.
Je ne sais pas ce qui se passe mais ça ne tourne pas très rond dans ma petite tête, pas bien dans mes baskets. Je ne vous dirai pas tout. Peut être cela vous est-il déjà arrivé d’avoir peur de l’avenir, c’est une angoisse que j’ai du mal à gérer d’autant que je n’arrive pas à savoir pourquoi elle me tenaille. Elle brouille mon raisonnement et se joue de moi, me dupe et me rend malheureuse. L’estime que j’ai de moi frôle le zéro absolu derrière cette carapace que j’arbore fièrement, le sourire toujours aux lèvres, la femme, l’épouse et la mère parfaite.

Rien n’est parfait hormis cette armure et moi derrière je m’efforce de rester forte, droite avec des épaules larges « comme ça ». J’encaisse, je ne faiblis pas. Et bien sur je fais tellement sure de moi que personne ne ressent quand je ne vais pas bien, pourquoi le partager alors que je sais si bien dissimuler, pourquoi ennuyer mes proches avec mes soucis qui paraîtront futiles et que je n’arriverais probablement pas à expliquer.

Le pire c’est qu’il y a des jours où je me sens extrêmement bien et puis d’autres pour un rien, je vais rentrer dans une sorte de gouffre où je souffre de ne pas comprendre le pourquoi de cet état dépressif. C’est en dent de scie, je joue les funambules, sur une corde raide. Je penche du côté où le vent de mes sentiments souffle le plus fort. Je regrette souvent amèrement ces instants de doutes qui sont mal perçus, mal interprété par mon entourage, par l’amour de ma vie. Il souffre lui aussi car il comprend encore moins que moi ce qui se passe dans ma tête, comment l’expliquer d’ailleurs puisque nous sommes heureux en couple, nous n’avons matériellement besoin de rien. C’est un point qui est assez effrayant. Puisque tout va bien, pourquoi pas moi ?
Et pourquoi cela me prend comme ça sans prévenir ? Une peur de tout, de rien, qui vient me tordre le ventre, me pourrir mon bonheur. Je suis en colère et j’ai envie de pleurer en même temps. Je n’aime pas cette femme que je deviens dans ces heures là, je lutte contre elle désespérément et dès que je crois l’avoir chassé elle s’insinue de nouveau en moi doucement et me ronge l’âme. Certains pourront dire que je suis lunatique, je suis loin d’être sure qu’il ne s’agit que de ça. Je déteste faire souffrir les autres de part mon comportement et cela m’affecte profondément, je culpabilise et c’est reparti pour un tour, le malaise s’amplifie. C’est un cercle vicieux.
Ce soir je crois en ces mots, demain j’aurai honte de les avoir écrits, je les trouverai hors de propos et calomnieux. Je ne pense pas que le fait d’être libertins ait engendré cet état, bien que malheureusement cela donne de quoi alimenter les jours sans. Lutter contre mes émotions et les cacher est une épreuve de force et m’épuise et le fait de ne pouvoir mettre des mots dessus rend mon trouble encore plus pesant. A moins que tout ça ne soit qu’un leurre, et que la vérité se cache ailleurs ?
Peut être….
Je sais que j’ai besoin qu’il m’aime à l’infini….
Je sais que j’ai peur que son amour s’estompe peu à peu…
Je sais que j’ai peur qu’il s’attache à une autre, plus intéressante que moi…
Je sais que ma peur l’use jour après jour…
Je sais que j'ai peur de ma peur...
Allez, c’est tout, je renfile ma carapace, je revêts mon plus beau sourire, je mets du rose au joue et c’est reparti pour un tour. Je vais pas passer ma vie à m’autodétruire j’ai mieux à faire tiens :le ménage, le linge qui s’accumule, les courses à faire et les derniers comptes rendus du patron à taper...

mercredi 10 décembre 2008

Une tite pensée

La première fois des autres,
C’est toujours un instant suspendu
Des mouvements fragiles
Une hésitation excitante

La première fois des autres,
C’est délicieusement glissant,
Une vague d’émotion
Une pudeur dévoilée

Un cadeau de la vie

Unique

P'tit bisous à vous deux, cocoonez bien

lundi 1 décembre 2008

Blog à part

Bon, Oxanne là il faut qu’on éscrive quéqchose de bô, à cause que t’as chauffé le m’sieur Valmont, en y faisant les yeux doux qu’tu m’fais des fois qu’t’as des envies. Oh pis fais pas ta surprise, moi j’sais bein qu’t’en est capable. bein vla t’y pas qui nous a pondu un d’ces textes qu’on comprend pas tout, qu’il a fallu qu’on aille chercher le discionaire chez fernand ; même qu’y s’en sert pour caller une étagère dans la cabane des poules. Pi faudrait pas qu’ça-t-monte à la tête cette histoire, tout ça pasqu’on fait des photos quand t’as ton mal de rein qui t’fait cambrer et ressortir tes mamelles.

Alors qu’est-ce qu’on va-t- y leur dire à tous ces parigaux qu’y va venir maintnant, qu’ils cherchent de l’zerotisme, que nous on sait même pas où ça pousse de l’zerotisme. Pi ya tous ces gens qu’y z’y ont laissé des jolis mots, des belles phrases à ton Valmont, même que ça m’as fait pleurer, un peu comme quand Victor a quitté Ashley et a re-épousé Linda dans les feux de l’amour. Du coup j’ai moins pissé et le docteur y l’a dit qu’était pas bon pour ma postrate.

mercredi 26 novembre 2008

Nous n’irons plus au bois

Sale temps pour le sexe aujourd'hui,

Deux cent personnes réunies dans un lieu secret, assez triés pour une soirée libertine.
Des couples « tenue sexy », quelques hommes seuls en quête de sexe, bodybuildés, dress-codé en chemise blanche, couleur mouchoir jetable.
Musique, alcool, et sûrement d’autres substances inconnues.
Assez joueurs et plutôt curieux de nature, nous y étions allés l’an dernier, accompagnés, et la soirée fut amusante. La découverte de cet univers surréaliste et l’excitation nous avait à l’époque fait oublier l’aspect malsain de ce lieu.
Cela faisait un moment que nous n’avions pas fait la fête, Oxanne et moi. Et ce soir, c’était simplement tout les deux que nous sortions. Arrivé sur place, dès le départ nous l’avons bien sentis ce décalage. Une impression de ne rien découvrir, de ne plus être à notre place. Aucune excitation face à ces femmes dignes d’une enquête de Derick dans les bars mal famé d’Amsterdam et ces hommes qui leur tournent autour comme des mouches.
Tout cela criait le vulgaire, de la Maserati garée devant, à la bimbo tatouée tribal au creux de ses reins. Peut être finalement blasés, nous en connaissions peut être un peu trop les ficelles maintenant. On a fait l’effort d’essayer, de tenter de nous mettre dans l’ambiance, de danser mais même avec ça, impossible.
Nous changeons de stratégie, après tout nous savons très bien nous occuper sans personne…
Nous quittons la piste de danse où les corps mi-dénudés se mêlent dans la sueur pour faire un tour à l’étage.

La haut, c’est des dizaines de matelas alignés au sol dans la peine ombre.
C’est l’odeur acre de sperme froid, et de cyprine
La haut l’instinct animal a reprit ses droits, les femelles à quatre pattes, les males rodant, attendant leur tour.
La haut, on lime, on nique, on baise, on écarte les cuisses et on laisse ses secrétions couler, et le publique défile, comme au musé. On admire la technicité des positions, le jeux des acteurs, on s’extasie des prouesses vocales.

Nous avons malgré tout ça fait l’amour, au milieu de tous ces tas de chairs amoncelés autour de nous, dans d’improbables combinaisons. Au milieu de ces hommes agenouillés derrière des femmes à quatre patte, le regard dans le vague, à scruter autour d’eux, d’un va et viens régulier, parfaitement lubrifiée. Et nous deux, simplement à nous embrasser, à jouer de nos corps.

mardi 18 novembre 2008

sujet à polemiques, defendez vous messieurs

C’est plutôt aux femmes que je parle ici parce que ce billet concerne les hommes bien entendu.
J’ai entendu à plusieurs reprises des amies se plaindre que leur petit ami ne voulait pas s’engager pour le moment, qu’il sortait d’une histoire compliquée, qu’il avait peur, alors qu’elle pour leur part était amoureuse. Ce qui est bizarre, c’est que ça tombe toujours sur les mêmes nanas, comme si elles les attiraient…
Ce que j’ai pu constater c’est qu’au bout de quelques mois, l’histoire capote, il a tout fait pour qu’elle n’en puisse plus et décide de rompre d’elle-même. Le plus drôle c’est qu’elle va le croiser un an plus tard son ex, avec sa femme, enceinte jusqu’aux oreilles. Pour un gars qui ne voulait pas s’engager !
Oui mais c’est avec elle qu’il ne voulait pas s’engager…alors il en a fait un plan cul.

Filles naïves, cœurs d’artichauts, besoin d’amour ?
Et eux, des beaux salops, des mecs paumés, besoin de roue de secours ?

vendredi 14 novembre 2008

Vous le méritez bien

Et puisque nous en sommes à dire que nous aimons autre chose que le sexe, merci à vous
Nos Loulous d’amour platonique, qui nous avez écrit un jour ce message qui résume bien notre liaison (dangereuse ?)

 

« Au baiser frustré de nos amants renoncés,

L’absence d’échanges de deux paires fusionnées

Où la complicité du couple uni est le fondement partagé,

A l’amour platonique nous sommes restés,

Aux amants nos adieux sont adressés,

Aux amis  notre amour sincère est conservé. » 

 

Relire ces sms que vous nous avez envoyé, semaine après semaine nous fait tellement de bien !
Voici quelques uns de ces souvenirs
pour ce jour où vous avez osé, après avoir lu notre blog nous contacter.

 

 « A La St Anselme s’envolent les graines.. de nos bisous chauds et tendres… prêtes à éclore pour la St Alexandre » 

« A la St Loulous, méfiez-vous des loups garous, qui vous croquent et vous mordent, on en devient fouuus » 

« Pour la St Georges nos baisers eurent été de sucre d’orges… A l St Fidèle ils sont de soleil et de miel.. Une préférence ?» 

« A la St Philippe, point d’Oedipe, les amantes s’émancipent…Bisous iodés parfumés au muguet » 

« Le St du jour et celui de demain ne nous inspirent guère.. de mots coquins.. Mais pour nos amis jardiniers..Nous avons toujours une pensée.. Joli mois de mai.. Moi joli.. Mois d’Oxanne et Jori..Bisous affectueux » 

« A la St Bernardin.. Le macaron se love entre les seins, leurs regards se croisent complices et malins, leurs mains vont et viennent au bas des reins, les esprits enivrés de leur parfum, aiguisent les sens félins !.. ? » 

« A la St Sophie les bisous du soir nous ont ravis.. A nos loulou plein de baisers garnis.. Au gout secret qui attise l’envie. » 

« A la St Igor à nos loulous épuisés, plein de bisous de réconfort bien mérité. A la St Igor comme dit le dicton..Si la voisine existe.. L’histoire n’est que fiction. » 

« A la St Ignace, tapis sur un lit de strasse, les amants s’enlacent et chaudement s’embrassent, s’adonnant à des plaisirs gourmands et cocasses, bercés pare le chant amoureux des amours fugaces » 

« A la St Adrien comme à la St Alain des rimes de mots coquins nous n’en avons point.. Nous attendons la St Inès  avec entrain. »

 « St Inès.. Les seins altiers, la gorge sèche, peau de pèche dédiée à ses caresses, amant amoureux de sa belle déesse, lui offrira des tremblements d’ivresse. » 

« A la St Inès, sous les jougs de ses caresses, l’amant fier et fougueux se dresse, l’experte savoure avec allégresse, quelle douce sensation d’ivresse ! »

« Si à la St apollinaire on s’envoie en l’air.. A la St aimé qu’est ce qu’on peut bien faire ? » 

« A la St Renaud les Loulous se sont couchés trop tot.. Brisons le sortilège.. Que fondent nos Loulous comme neige.. Bisous d’arpège »

dimanche 9 novembre 2008

Tea time

Ils étaient venus à l’heure du « tea time » nos amis amants, avec leurs enfants. Des instants que l’on apprécies aussi à leur juste valeur car nous avons une complicité telle que nous partageons nos vies d’amants mais celles aussi de parents. C’est pour nous une bouffée d’air pur de les voir, ils sont uniques dans nos cœurs. Comme à leur habitude ils n’étaient pas venus les mains vides : deux pains d’argile verte à modeler, un thème imposé : nos amis les extraterrestres. Ils avaient décidé que les madeleines qu’ils avaient dans leur panier nous donneraient plus de force pour un tel chalenge. De notre côté nous avions préparé des châtaignes à faire griller dans la cheminée et du thé à la mûre.
Nous vivons quelque chose de fort avec eux depuis deux ans maintenant (cf. « comment foirer un plan Lib »), même s' il arrive qu’il y ait de longues périodes sans que nous arrivions à nous voir. Nous étions donc tous autour de la table à pétrir notre matière, discutant, riant, fiers de nos phrases à double sens, nos sous entendus se faisant de moins en moins discrets. Nous ne perdions pas une miette de nos sourires de nos regards, envie de nous toucher, d’un contact physique même simple, une main, un dos à caresser. Nous profitons juste du plaisir à être ensemble de vivre des choses, vous savez ces petits moments futiles pour certains mais qui revêtent une véritable importance pour d’autre. Pour notre part nous nous délectons de ces instants rares et privilégiés comme d’un trésor. Au milieu des rires d’enfants nous finissons nos sculptures, même si nos pensées vagabondent, les miennes et je l’espère les leurs aussi. Au bord de la cheminée nous avons rejoint les châtaignes désormais prêtes à être mangées. Un muscat frais à la couleur de l’or les accompagnait, il faisait bon vivre chez nous ce soir, le bonheur illuminait les visages, les grands comme les petits. Des petits plaisirs gustatifs pour les papilles uniquement, devant le feu furent engloutis par tout ce petit monde. ELLE, prenait quelque photos d’une pyramide humaine improvisée au milieu du séjour ou plus exactement un amoncellement de gosses cherchant à étouffer LUI, toujours prêt à nous faire mourir de rire. Je profitais de la confusion générale pour laisser ma main prendre le contrôle de mon esprit et lui autoriser à se nicher subrepticement par derrière entre ses cuisses. Un sourire en coin, elle me montra la délicieuse photo ratée.
Mais l’heure était venue qu’ils nous quittent et repartent dans leur nid. Des au revoirs conventionnels ou presque puisqu’un doux baisers au coin des lèvres me provoqua un grand vide, je savais que ce baiser caché ne promettait rien de plus, pas d’étreinte tendre et passionnée ce soir…nous étions parents.

vendredi 7 novembre 2008

Joker

Je m’étais avancé d’un pas.
Elles s’étaient avancées de deux, se tenant pas la main, d’un même pas de louve.
Leurs grands yeux m’offraient une mine d’émeraude en promesse d’un long et délicieux baiser.
Un de ceux qui vous laissent à rêver d’une vie de sultan visitant son harem.
Le trac du débutant s’empare de moi, le cœur qui s’emballe, le corps tremblant à l’idée de vivre cette magie qui consiste à doubler ses envies.
Depuis bien longtemps j’en rêvais.
Un rêve d’adolescent, sans doute alimenté par les images x sur papier glacé, empruntés à mon grand frère, qui mettaient en scènes un homme dont la virilité n’était plus à prouver face à deux pulpeuses professionnelles.

Le bout de leurs lèvres frôlait maintenant les miennes, et nos langues se mêlèrent, unies par la même passion...
Passant de l’une à l’autre, mélangeant nos plaisirs, mes mains caressaient leurs dos, mes bras enserraient leurs tailles fines.
Je sentais leurs odeurs si parfaites, l’une connue et familière, celle qui m’est indissociable. L’autre, nouvelle, et tellement désirée, une note épicée enrobée de douceur, quelque chose d’insouciant et de mélancolique.
Un mélange parfait venait de naitre digne du plus grand maitre parfumeur. Une note de tête éphémère, riche en émotion nouvelle, prémices d’une note de cœur capiteuse.

Leurs corps mouillés étaient encore frais du plongeon qu’elles venaient de partager.
Mon sang glacé par l’émotion, s’était mis à bouillir par la chaleur de leurs baisers.
Un choc thermique apaisé par la fraicheur de leurs peaux que je caressais maintenant sous le paréo de l’une et la robe bleue de l’autre.

Douces et subtilement différentes.
Leur peau, souple et glissante, l’une plus fine que l’autre, deux couleurs complémentaires, deux chaleurs.
Elles ondulaient sous mes mains, chacune à sa façon, merveilleuses sensations tactiles.

Je touchais enfin les ailes des anges...

lundi 3 novembre 2008

Mes heures mélomanes

Les notes de son piano volent de mes oreilles à mon cœur.
Il ne joue par pour moi, il est dans sa bulle, concentré. J’aime ce qui se dégage de lui dans ces instants qui semblent n’appartenir qu’à lui. Je me délecte de sa complicité avec les touches d’ivoire et d’ébène. Les flammes de la cheminée elles même, dansent sur ces airs qu’il maîtrise. Il sait que je l’écoute, peut être apprécie-t-il mon oreille, mon coeur attentifs.
Au jour le jour depuis que la vie, que l’éternité nous a uni je bois notre fusion tel un sirop doux et tiède, un nuage d’été parsemé de nos nuits libertines, explosion de notre amour. Notre complicité prend toute son ampleur dans ces moments partagés à trois, quatre, fantasmes de certains, diableries pour d’autres.
Vous raconterais-je un jour nos premières fois, nos premières impressions, ces sentiments mêlés d’euphorie et d’anéantissement, d’excitation et de peur : la fin de ma vie, celle que j’ai laissé sur le bord de la route, qui m’a permis d’arriver jusqu’ici mais qui ne me convient plus dans laquelle je ne me retrouve plus. Aucun retour en arrière possible désormais, je ne suis plus ELLE. Je lui rends hommage aujourd’hui pour les valeurs qu’elle m’a laissées, pour mes enfants qui sont le sel de mes jours et plus que tout pour avoir croisé ses yeux un soir, pour s’être noyé dans ses bras, pour ne plus l’avoir quitté, avoir su immédiatement que nous nous connaissions depuis toujours.

jeudi 30 octobre 2008

Premier secret confié à Vénus

hey, psssst, oui toi, oui vous, oui vous tous qui êtes là, connu ou inconnu, on a un secret...

Oxanne est vaginale

mercredi 29 octobre 2008

Faudrait voir à arreter de faire du boudin

Alors, vous boudez ?

Nous savons que vous passez nous lire et pourtant aucune trace de vous nulle part.

Que devons nous faire ?

Notre domaine privé est aussi ici, c’est ici que nous vous avons eu la chance de vous rencontrer, nous n’avons pas changé depuis.